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Le Hodna connaît des conditions historiques très changeantes. L’invasion vandale du Vème siècle puis la traversé des Arabes vers le VIIème siècle (l’an 900 à 1000) ce qui est équivaux au Ier siècle de l’hégire (l’an 0 à 100) et au VIIIème siècles alterne avec deux périodes de redressement dues aux Byzantins (VIème et VIIème siècles) puis aux dynasties musulmanes (IXème et XIème siècles). Les Arabes s’installent dans le Hodna vers le XIème siècle (l’an 1000 à 1099), Vème siècle de l’hégire (l’an 400 à 500). Les Sanhadja, fondateurs de la dynastie Fatimide ont construit la ville forte de M’sila en 925 qui porte bien son nom vu que c'est un hydronyme, car M'sila vient du terme arabe "Massil" ???? de "Sayalan" ????? qui veut dire - Cours d'eau- car elle a été construite sur les bords même de l’Oued Seher (Oued El-Ksob) à 4 Km de l’ancienne Zabi « Zab » et à côté des terres des Bani Barzal qui sont des Zénites kharidjites. La fondation de la Kalaâ des Beni Hammad sur le versant sud des Maâdid, en 1007, ville qui éclipsa pour un temps M’sila. Du XIIème au XVIème siècles, les Hafsides régnèrent jusqu’aux confins du Hodna. Dans cette région devenue le domaine des tribus nomades Athbedj puis des Riah Daouiaouda dont les troupeaux oscillent entre le Hodna et Constantine. La pénétration hilalienne et la main mise de nouvelles tribus nomades sur le pays, leurs rivalités au XIIème siècle, les tribus au service des Mérinides du Maroc, toutes ces calamités ont ruiné les plaines ouvertes du Hodna. La tradition orale entretenue dans la mémoire collective nomade mais parfois déformée par leur imagination et l’intérêt ne sont pas assez souvent sûrs lorsqu’on remonte une génération précise. Extrait du SENATUS CONSULTE du 18 juin 1893 (Source Archives d'outre mer - Aix en Provence) "D'après lequel le Hodna avait été habité primitivement par une population berbère qui fut soumise par les légions Romaines. La contrée avait atteint un degré de prospérité à en juger par les vestiges qu'on a retrouvé notamment à Tobna dans la partie orientale. Le Hodna qui avait autrefois une grande réputation de fertilité se trouvait fatalement sur le passage des bandes musulmanes qui envahirent le nord de l'Afrique à partir du VII ° siècle . Cependant l'établissement définitif des arabes ne remontait qu'au XI ° siècle et ce n'est même que 500 ans plus tard d'après la tradition que les fractions actuelles partant des points extrêmes de l'Algérie aurait pénétré dans le Hodna oriental refoulant à l'ouest les occupants d'alors probablement les Ouled Derradj et les Ouled Mansour ou Madhi . Les groupes principaux sont : 1° Les Ouled Sahnoun cantonnés dans le Sud Ouest dont l'ancêtre étaient originaire de Toggourt arriva au XVII ° siècle à Magra sur le versant sud ouest du Bou Thaleb et donna naissance à 10 autres fractions 2° Les Slelha cantonnés au Sud Est groupe composés de trois autres fractions distinctes qui occupaient le Djebel Djezzar 3° Les Ouled Amor et les Ouled Neja se disent descendants des Ouled Derradj qui restèrent dans le Nord du Hodna après le refoulement de leur tribu d'origine du coté de M'Sila 4° Les Ouled Sidi Ghaneur formant une centaine de familles issues d'un Marabout venu d'Oran en 1891 qui s'établi à Ain Kelba au bord du Chott . 5° Les ZOUI mélange de 4 familles dont l'origine n'est pas exactement connue" |
LES OULED DERRADJ
Les deux grandes tribus du Hodna habitent le cœur de la région entre la limite d’Oued Barika et Bou-saâda. Ce sont les Ouled Madhi et les Ouled Derradj. Les premiers habitent à l’ouest de l’Oued el ksob et une grande partie du Rmel (M’sila). Les Ouled Derradj s’étendent avec les Ouled Sahnoun entre l’Oued El Ksob et l’Oued Barika. Ceux-ci s’installent dans le Hodna dés l’installation des premiers Arabes dans la région vers le XIème siècle (l’an 1000 à 1099),Vème siècle de l’hégire (l’an 400 à 500). L’entrée des Hilaliens au XIème siècle a renouvelé partiellement le peuplement du Hodna ; celui-ci était déjà composé d’ethnies distinctes, Arabes et Berbères. Vers le XVIIème siècle (l’an 1600 à 1699), XIème siècle de l’ère hégirienne (l’an 1000 à 1100), les Ouled Derradj sont repoussés vers M’sila par des tribus venues du sud ou les Ouled Neja et les Ouled Sahnoun, qui sont des Berbères, quittent Touggourt pour s’installer dans le Hodna. De l’Oued El Ksob à l’Oued Barika, on rencontre les « Mtarfa », appartenant aux fractions des Ouled Derradj Les Mtarfa se décomposent en sous fractions de douars : les Ouled Loucif, Braktiya, Ouled Bouaker, Ouled El Kehal, Ouled Haouaça, Ouled Slama. D'après les renseignements recueillis auprès de la tribu et selon l’Extrait du SENATUS CONSULTE du 6 février 1867 (Source Archives d'outre mer - Aix en Provence), la population se donne comme issue un personnage de race arabe du nom de Sidi Othman El Derradji d’où la paternité de la tribu, qui est venu du Maroc, à partir du XVème et du XVIIème siècles en traversant Es-Saguiet El Hamra Oued Ed-Dhahab à l’actuel Sahara Occidental. Comme on peut supposer avec plus de vraisemblance, que la tribu des Ouled Derradj a pu être constituée vers la fin du 11° siècle de notre ère à la suite des désordres produits par la grande invasion arabe qui était arrivée cette fois avec ses troupeaux. La population doit présenter un mélange de berbères et d’arabes, et ses habitudes, à la fois agricole et pastorales et nomades confirment cette double origine. Elle habite sous la tente et on ne rencontre chez elle que de rares gourbis; elle parle la langue arabe. Les Ouled Derradj élèvent des chevaux estimés, ils sont guerriers et presque tous illettrés.
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